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Élections générales 2018 en Bosnie : hyper spéculatives et ultra importantes

vendredi 5 octobre 2018 par Ifimes  |  3 Partagez sur FacebookTwittez cette information

Tendues et complexes, à la hauteur des enjeux pour l’avenir de la Bosnie-Herzégovine, les élections générales du 7 octobre 2018 s’annoncent comme les plus spéculatives et les plus importantes depuis la fin de la guerre.

La dernière décennie en Bosnie-Herzégovine a été marquée par la stagnation voire, à bien des égards, le déclin. Tous les paramètres affichent des résultats négatifs ; intégration euro-atlantique, pauvreté, chômage élevé, émigration massive de la population en âge de travailler dans les pays de l’Union européenne...

Au cours des 30 dernières années, le pays est dirigé par les partis nationalistes, pro-fascistes, xénophobes et anti-européens. Bien que la plupart des partis politiques se disent dévoués à l’adhésion de la Bosnie-Herzégovine dans l’UE, la situation est complètement différente. Ce sont précisément ces partis-là ou ses dirigeants qui bloquent le processus d’adhésion, conscients du fait que dans une Bosnie-Herzégovine établie selon les principes, les lois et les normes de l’UE, ils seront éliminés de la vie politique.
C’est pourquoi les promesses des politiciens de Bosnie qui se présentent comme porteurs et promoteurs de valeurs européennes n’ont souvent rien à voir avec leurs actions concrètes, à la déception des électeurs et de la communauté internationale.

Dragan Covic

Dragan Covic, le candidat croate à la Présidence de Bosnie-Herzégovine et président de l’Union démocratique croate de Bosnie-Herzégovine (HDZ) est l’un de ces hommes politiques qui aiment se présenter comme promoteur des valeurs européennes. Pourtant, cela ne l’a pas empêché d’organiser des réceptions solennelles à l’honneur des criminels de guerre condamnés, de proclamer certains territoires de la Bosnie-Herzégovine comme des territoires croates, de sympathiser ouvertement avec le passé fasciste en Croatie (NDH), d’essayer de former une troisième entité de Bosnie où vivront exclusivement des Croates, de tolérer dans les municipalités sous le contrôle du HDZ au total 54 écoles connues sous le nom « deux écoles sous un même toit » où la ségrégation ethnique est pratiquée, avec deux programmes scolaires différents et deux entrées différentes à l’établissement scolaire, l’une pour les élèves bosniaques, l’autre pour les élèves croates.

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Dragan Čović ©AA

Par ailleurs, M. Covic n’a pas hésité de défendre les intérêts de la Croatie au détriment des intérêts de la Bosnie-Herzégovine au sujet de la construction du pont de Peljesac, ce qui aura pour conséquence l’isolement des habitants de Neum, sur la côte Adriatique et les effets négatifs sur ses perspectives économiques et celles d’une grande partie de l’Herzégovine.

Milorad Dodik

En Republika Srpska, l’entité serbe de la Bosnie-Herzégovine, Milorad Dodik (SNSD) règne en maître depuis 12 ans. C’est « la société d’une seule personne ». Sur la « liste noire » de l’administration américaine, Milorad Dodik est le chef du parti l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), également sous le coup des sanctions de l’administration américaine depuis le mois de février 2008, de sorte que les trois organismes des États-Unis ont cessé de fournir une assistance financière et technique au SNSD : l’Agence pour le développement international (USAID), l’Institut National Démocratique (NDI) et l’Institut républicain international (IRI). L’administration américaine a estimé que le programme du SNSD n’était en accord avec l’engagement de la Bosnie-Herzégovine en faveur de l’intégration euro-atlantique, qu’il ne contribuait pas au progrès de la Bosnie-Herzégovine, qu’il n’était pas conforme aux Accords de paix de Dayton et qu’il faisait obstruction des institutions d’État nécessaires à la réalisation de l’intégration euro-atlantique.

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MIlorad Dodik avec la famille de Radovan Karadzic

Toutefois, si l’administration américaine a imposé des sanctions contre le SNSD, celles-ci n’ont pas donné suffisamment de résultats. Le blocage des comptes du SNSD pourrait en revanche déclencher une série de processus positifs au sein de ce parti en proie des batailles internes pour la domination. La deuxième phase devrait inclure une interdiction de voyager pour M. Dodik et des représentants les plus visibles de son régime ainsi que des membres de leurs familles vers les États-Unis et les pays de l’UE. L’interdiction de voyager dans l’UE serait automatiquement appliquée aussi dans les pays des Balkans occidentaux.

Le principal concurrent du SNSD est le Parti démocratique serbe (SDS), qui figure également sur la liste noire de l’administration américaine depuis plus de 10 ans. Telle est la réalité de la scène politique en Republika Srpska.

Bakir Izetbegovic

Dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, l’entité bosno-croate, et notamment sur la scène politique bosniaque, contrôlée par Bakir Izetbegović (SDA), la situation est également désastreuse. La position des Bosniaques en tant que peuple le plus nombreux du pays n’a jamais été aussi défavorable.

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Bakir Izetbegovic

M. Izetbegovic a mené son Parti de l’action démocratique (SDA) presque à la dissolution. La direction non transparente du parti et la concentration du pouvoir par la famille Izetbegovic ont eu pour conséquence une scission au sein du SDA. Le club des députés du SDA à l’Assemblée parlementaire de Bosnie-Herzégovine est divisé, le Comité cantonal du SDA à Tuzla est intégralement passé au Mouvement d’action démocratique (PDA), une partie des maires SDA est s’alliée au Bloc des candidats indépendants, sans parler des problèmes au canton de Sarajevo. Le népotisme et les relations familiales sont devenus le moyen de gouverner ce parti. Dans cette situation, de nombreux membres emblématiques du parti ont quitté la navire. De la victoire du SDA aux élections en 2014, il ne reste plus rien.

Face à ce désastre laissé par les partis nationalistes, l’alternance civique se profile comme une option aux yeux des électeurs. S’affirme notamment le Parti social - démocrate (SDP) et son jeune candidat à la Présidentielle bosniaque Denis Becirovic, élu aux primaires avec 26 787 voix obtenues. Le SDP mène une politique pro-bosnienne et ressemble dans un mouvement informel plusieurs autres options politiques ainsi que des citoyens d’origines ethniques différentes.

Une situation préoccupante en Serbie et en Croatie

La situation dans le voisinage de la Bosnie-Herzégovine, en Serbie et en Croatie, est également préoccupante. La Serbie a établi un régime autocratique du président serbe Aleksandar Vucic (SNS), qui a adopté une approche néo-coloniale se permettant d’intervenir et de se mêler de tout et de rien, en particulier dans la politique intérieure du Monténégro, de la Macédoine, de la Croatie et surtout de la Bosnie-Herzégovine. M. Vucic abuse des liens « parallèles » établis entre la Serbie et l’entité bosnienne de Republika Srpska, En réalité, il n’existe aucun pays au sein de l’UE qui a des relations parallèles avec une region d’un pays et pourtant, la Serbie est candidate à l’adhésion à l’UE.

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Aleksandar Vucic ©UE

Des projets de Vucic - l’échange des territoires, les nouvelles frontières dans les Balkans, l’armement intensif de la Serbie - annoncent une nouvelle vague de violences et de migrations en masse. Sans aucune preuve convaincante, Vucic a également lancé l’information sur l’ingérence des Occidentaux dans les élections en Republika Srpska. En réalité, il s’agit avant tout de son propre ingérence dans les élections en Bosnie-Herzégovine. Ce fait est étayé par le fait que deux jours avant l’élection, il a annoncé une visite à Sarajevo Est, en Republika Srpska, et l’inauguration, avec M. Dodik, d’un hôpital. Un jeu similaire est joué par la Fédération russe dont le président Vladimir Poutine à Moscou reçoit Milorad Dodik et Zeljka Cvijanovic, respectivement le président et le premier ministre de la Republika Srpska, le 30 septembre prochain, soit une semaine avant les élections.

En Croatie, l’heure est au nationalisme et au révisionnisme de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Alors que les Croates de Croatie ont massivement participé au mouvement antifasciste de la Yougoslavie pendant la Seconde guerre mondiale, la Croatie d’aujourd’hui glorifie publiquement le NDH, les Oustachi, le fascisme et l’antisémitisme.

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Kolinda Grabar Kitarović ©hdz.hr

Les autorités de la Croatie bafouant la souveraineté de la Bosnie et s’ingèrent ouvertement dans les affaires internes de ce pays. La présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic (HDZ), entrave le processus d’adoption de la loi électorale en Bosnie-Herzégovine, diffuse des mensonges au sujet des Bosniaques et invente les prétendus « menaces islamiques » alors qu’en Croatie, le révisionnisme et les manifestations antisémites font désormais partie du quotidien. Ce constat a été dénoncé par la communauté internationale, les grands médias internationaux et les organisations internationales, faisant de la Croatie la « tache noire » au sein de l’UE.

En revanche, parmi les exemples positifs dans la région, le Monténégro est devenu un puissant facteur de stabilité et de paix dans la région avec son adhésion à l’OTAN et ses négociations intensives en vue d’une adhésion à l’UE. Sans oublier l’arrivée au pouvoir de Zoran Zaev (SDSM) en Macédoine qui a initié un processus positif en Macédoine et dans la région.

Les voisins exportent leurs problèmes en Bosnie-Herzégovine

Lorsqu’ils veulent détourner l’attention de leurs problèmes internes, la Croatie et la Serbie les exportent en Bosnie. Cette ingérence en continuité dans les affaires intérieures de la Bosnie-Herzégovine par les pays voisins s’explique par leur perception de la Bosnie qu’ils voient comme étant leur propriété où ils peuvent se comporter comme ils veulent.

L’absence de la communauté internationale a largement contribué à cette situation : le Bureau du Haut Représentant (OHR) ne fait qu’appeler au lieu d’agir contre les décisions qui mettent en danger la paix et la stabilité et l’Accord de paix de Dayton. La Serbie le fait plus ouvertement, à sa manière. Le style de la Croatie diffère néanmoins, son ingérence est devenue particulièrement forte depuis que la Croatie est devenue membre de l’UE et de l’OTAN, un statut qu’elle utilise contre la Bosnie-Herzégovine. En rejoignant l’UE, la Croatie n’a pas accepté les normes et les comportements européens dans la relation avec ses voisins, la Bosnie, la Serbie mais aussi la Slovénie. Derrière cette politique se trouve en premier sa présidente Kolinda Grabar Kitarović, soutenue par le lobby de l’Herzégovine, le « lobby des généraux » et une partie de l’église catholique de la Croatie, devenue l’otage de la très influente église et du lobby des vétérans de la guerre de l’indépendance.

Denis Bećirović dérange

L’étroite coopération entre Milorad Dodik (SNSD) et Dragan Čović (HDZ) est le résultat direct de la coordination entre la Serbie et la Croatie. Actuellement, une campagne serbo-croate nationaliste est conjointement menée sur la légitimité de la candidature à la Présidentielle croate de Zeljko Komsic (DF-GS) qui, selon leurs critères ne peut pas représenter les Croates. M. Komsic est un Croate qui ne fait pas partie de leur projet politique, qui défend les droits des Croates mais aussi de tous les citoyens de Bosnie-Herzégovine et promeut le concept civique de l’État.

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Zeljko Komsic

Derrière cette campagne se cache en réalité la tentative de Belgrade et Zagreb d’installer un nouveau dirigeant bosniaque. Les deux tentatives précédentes ont échoué et bien qu’ils pensaient que leur l’intention sera réalisée cette fois-ci sans problème, Denis Becirovic, de façon inattendue a été promu au poste du candidat bosniaque à la Présidence de Bosnie-Herzégovine par le parti SDP mais avec le soutien de sept autres partis politiques et des citoyens éminents issus de tous les groupes ethniques en Bosnie-Herzégovine. Depuis, M. Becirovic, le chef de file du mouvement bosniaque informel d’orientation civique, subit des attaques concertées de Belgrade et Zagreb. Des attaques qui risquent de s’intensifier à l’approche des élections.

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Denis Becirevic ©SDP

Les milieux du renseignement politico-criminels des Balkans étaient engagés pour propulser un nouveau leader bosniaque à la troisième tentative mais ce sera un nouveau fiasco car M. Becirovic est à la fois Bosniaque et leader du front pro-bosnien, en totale contradiction avec le discours nationaliste établi par les élites nationalistes qui fonctionne selon le système des « vaisseaux connectés » qui se nourrissent mutuellement.

Les jeunes peuvent décider des élections en Bosnie-Herzégovine

S’ils votent massivement, les 600 000 jeunes en âge de voter, qui représentent environ 21% des électeurs, pourraient décider de ces élections. A l’heure où les jeunes quittent massivement la Bosnie, il est important qu’ils se montrent responsables de leur avenir en choisissant des hommes politiques de qualité, capables d’assurer la prospérité du pays au lieu de donner leur confiance aux structures politiques nationalistes et criminalisés qui depuis 30 ans sèment le malheur en Bosnie.

Le chômage en Bosnie-et-Herzégovine dépasse 35%. A l’époque de la crise économique de 1929 aux États-Unis, le taux de chômage était d’environ 25%, ce qui montre clairement que tous les gouvernements précédents en Bosnie-Herzégovine n’ont pas su faire face à deux problèmes macro-économiques majeurs de ce pays : le chômage et la pauvreté.

Les analystes estiment que les prochaines élections générales en Bosnie-Herzégovine seront les plus spéculatives et les plus importantes depuis la guerre car ils pourraient représenter un tournant pour l’avenir de la Bosnie-Herzégovine. Il est donc important que les prochaines élections soient justes et équitables.

Pourtant, la Commission électorale centrale (CEC) est incapable de mener des élections justes et honnêtes et représente un centre de pouvoir aliéné entre les mains des structures dirigeantes. Le rôle très négatif jouent également l’Eglise orthodoxe serbe (SPC), l’Eglise catholique romaine (RCC) et la Communauté islamique (IZ), qui, au lieu d’avoir une mission spirituelle, sont fortement politisés et au service des partis politiques.


L’Institut international d’études sur le Moyen-Orient et les Balkans (IFIMES) de Ljubljana, en Slovénie, analyse régulièrement les événements au Moyen-Orient et dans les Balkans.

Vos réactions

  • Cet article est bien documenté en effet et retraduit correctement la situation actuelle de la Bosnie-Herzégovine.
    Malheureusement le pays n’arrive pas à sortir de la tutelle des puissances locales : Croatie, Serbie, Turquie et internationales : UE, USA, Russie.
    Ces pays, une fois de plus, jouent la carte de leurs intérêts locaux et ne visent pas la défense des intérêts Bosniens.
    Les acteurs locaux, entre autre ceux de la présidence collégiale, vont donc jouer le rôle que leur commande leurs « patrons respectifs ».
    Dodik n’a pas abandonné son idée de rattacher la Républika Srpska à la Serbie, avec ou sans référendum, et côté croate, les nostalgiques de Mate Boban et Dario Kordic n’on pas perdu leur désir de créer l’Herzeg-Bosna. Vu le poids que prennent une fois de plus tous les courants nationalistes dans les Balkans et plus largement en Europe de l’Est et de l’Ouest, les cumulo-nimbus continuent d’obscurcir le ciel de ces pays.

    Bien sûr, une fois de plus ce sont les peuples qui trinquent et la voie des urnes montre bien qu’elle est une impasse tant que des candidats nationalistes tiennent le haut du pavé !

    Les peuples européens doivent rester très vigilants car la peste brune reste la maladie infantile des peuples immatures politiquement.
    Il faut relire les trois pages fondamentales du livre d’Arthur Koestler : « Le zéro et l’infini », particulièrement les réflexions de Roubachoff en prison sur la maturité politique d’un peuple.
    Rappelons qu’Arthur Koestler, communiste juif hongrois, ancien des brigades internationales fut interné au camp du Vernet d’Ariège.

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  • tout ceci montre qu’au final les accords de Dayton ont été un pis aller dans cette guerre.
    il aurait mieux valu laisser aller cette guerre , notamment sur le territoire de la Bosnie ;au bout de son procéssus.
    ainsi les territoires auraient été tres net et ni les croates ni les serbes n’auraient pu revendiquer une quelconque victoire.
    pour finir, si la Russie n’était pas aussi éloignée de la Bosnie, la Serbie aurait déjà annéxé la republika serbska , pareil pour la Turquie qui ne cherche qu’a recréer l’empire ottoman. Turquie, dont Itzedbegovic se rapproche de plus en plus.

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  • 100% vrai. Très bon article qui ne résume que trop bien la situation actuelle. Je suis française vivant en Bosnie et c’est tout à fait ça. La Bosnie a encore besoin de tutelle pour aider la population à nettoyer les réseaux politiques. Les accords de Dayton ont gravé dans la pierre les résultats des génocides alors que la Bosnie a besoin de n’être qu’un seul état civique, ce à quoi aspirent ses habitants mais les doubles jeux des politiques rendent leurs espoirs vains et le principe même d’élection une mascarade.

    Personne ici ne croit dans le pouvoir de l’urne car tous voient bien que les politiques ne sont que des égocentriques qui ne veulent que tirer la maigre couverture vers soi.

    La Roumanie a instauré une entité anti-corruption, ça serait pas mal ici, entre autres. Seulement, sans tutelle pour instaurer plus de démocratie, aucune chance.

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