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La cité d’Emir Kusturica à Visegrad : un délire de la Grande Serbie

lundi 5 septembre 2016 par Ivar Petterson  |  13 Partagez sur FacebookTwittez cette information

La description du projet du cinéaste ne peut qu’éveiller des craintes sur l’avenir de la Bosnie-Herzégovine. En effet, la construction de cette cité artificielle constitue un outil de propagande dans le plan de sécession poursuivi par les dirigeants de la République serbe (RS) qui contrôle 49% du territoire de la Bosnie-Herzégovine. Or, la RS a obtenu lors des Accords de Dayton de fin 1995, la mainmise sur des régions conquises par la force, comme Srebrenica (75% de Bosniaques avant 1992) ou Visegrad (60%) sur une population de 21 000 habitants.

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Visegrad ©AA

Forts de ce succès, les dirigeants de la RS, maintenant soutenus par la Russie de Poutine, veulent poursuivre le projet de la Grande Serbie concocté par Milosevic, Karadzic et Mladic, par la menace d’une sécession, ce qui fait craindre la reprise d’une nouvelle guerre.

En effet, il n’y a pas que des Serbes en RS, un certain nombre de survivant-e-s du « nettoyage ethnique » et du génocide, pratiqués entre 1992 et 1995 par les forces serbes, sont retournés vivre sur la terre de leurs ancêtres, ont reconstruit leurs maisons et relancé leurs cultures, notamment dans les communes de Srebrenica, Bratunac, Bijeljina, Vlasenica, Milici, Zvornik (régions où les Bosniaques étaient majoritaires avant la guerre). Et à l’ouest : la municipalité de Prijedor-Kozarac.

La Bosnie-Herzégovine est un pays aussi ancien que la Suisse, avec une lignée de rois entre le 12ème siècle et le 15ème siècle. Ils tiraient leur richesse des mines d’argent de Srebrenica. Après le schisme entre les chrétientés d’Orient et d’Occident (1054) ils ont édifié leur propre église, d’inspiration bogomile (cathare) avant de se convertir à un islam ouvert (nt. soufi) à l’arrivée des Ottomans.

En 1831, un noble bosniaque musulman, Husein Gradascevic, a organisé une insurrection contre l’Empire ottoman, ralliant catholiques (croates) et orthodoxes (serbes), ce qui montre bien qu’une entente a été possible, et l’est toujours, entre les différents peuples de Bosnie-Herzégovine.

La « République de Bosnie-Herzégovine » a été en 1945 l’une des 6 républiques constitutives de la Yougoslavie socialiste, après avoir été le principal bastion de la résistance anti-nazie.

La propagande serbe veut cacher cette réalité. Pour preuve le sous-titre de l’article (repris de l’Espresso) : « Célébrer et cultiver l’identité nationale », c’est-à-dire exclusivement l’identité serbe. Cette option belliciste est confirmée par les buts de « l’Institut Andric », qui se propose de « réviser l’histoire en déplaçant le curseur vers Belgrade et le Kremlin ».

Déjà dans les écoles de « République serbe », l’histoire et la culture de Bosnie-Herzégovine sont écartées au profit de la seule histoire et littérature de Serbie, ce qui constitue une manipulation évidente de la nouvelle génération.

En outre, la « serbisation » de la région de Visegrad est la conséquence du « nettoyage ethnique » engagé par les forces serbes en 1992 qui a provoqué la mort de 3 000 Bosniaques. Un monument érigé en mémoire des victimes a été rasé par les autorités de RS…

L’article de l’Espresso se garde bien de désigner les agresseurs, ceux-là même qui soutiennent le projet d’Emir Kusturica. Déjà durant la 2ème guerre mondiale, Tito avait dénoncé le bain de sang provoqué par les « Tchetniks » (nationalistes serbes) autour du pont de Visegrad.

Il est encore temps, pour les citoyens européens, d’empêcher une nouvelle guerre, en se démarquant de la propagande nationaliste serbe (qui a déjà largement démontré sa nocivité) et en soutenant le processus de reconnaissance des crimes et de rapprochement entre citoyens des diverses communautés en Bosnie-Herzégovine, et notamment à Srebrenica. Bienvenue à la « Marche internationale pour la paix » qui a lieu chaque année entre Nezuk et Srebrenica, du 8 au 10 juillet.


par Ivar Petterson, Solidarité Bosnie, Genève

Vos réactions

  • Pour moi la Bosnie ne reprendra pas de l’importance dans l’histoire en tant que nation européenne avec une population musulmane, l’Europe ne sera pas prête pour ça. La Bosnie sera toujours un pays d’esclave à bas prix, comme la Macédoine. Tel est l’avenir de ces pays de la taille de département français.Toutes cette zones avaient une importance en tant que région yougoslave. Il n’y a que la Slovénie (petite Suisse) et la Serbie par sa grandeur et son potentiel (situation géographique et pont vers Moscou) sa riche histoire qui pourra avoir un avenir avec moins de corruption et un cap plus clair Russie ou UE ? Les autres resteront des petits pions tout seuls. C’est pas avec le Deutschmark que la Bosnie va se construire ... Le Monténégro avec l’Euro .... Ces pays sont dans un bordel monstre bien sûr il faut une paix durable, mais le tracé des frontières a été fait par des puissances extérieures pour laisser des cendres prêtes à redémarrer des flammes. Il est impossible d’éviter de nouveaux conflits, en Bosnie ou en Serbie (affaiblie sans accès à la mer). Il faut malheureusement se remettre autour de la table, des pays sans fondations n’ont aucun avenir.

    • Bravo, Nico. Vous venez de résumer le Nacertanje qui vous est si cher depuis 145 ans. On pouvait pas faire mieux comme synthèse, tout y est : l’amitié orthodoxe avec les Russes, l’accès aux mers chaudes, la supériorité génétique et historique des Serbes sur leurs inférieurs voisins, bref, tous les ingrédients du noir dessein de Garasanin qui en aurait la larme à l’oeil s’il pouvait vous lire...

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  • Monsieur Ivar Petterson, je ne doute pas de vos bonnes intentions lorsque vous dissertez de la BiH. Mais, s’il vous plaît – et c’est mon appel à tous les étrangers bien intentionnés – cessez de parler de la récente guerre en ex-Yougoslavie, des nationalismes, des religions, des projets des grandes Serbie et Croatie, de la réislamisation des musulmans de BiH… Même s’il y a des éléments à en parler, vous tombez dans le piège sournois des hommes politiques de BiH qui souhaitent exactement qu’on ne parle que des choses que je viens de mentionner. Il faut parler de l’incompétence de nos gouverneurs, toute religion confondue, il faut leur demander de ne s’occuper que de l’économie et de la relance économique du pays. D’autre part, il faut parler du futur de notre pays dans l’Europe, il faut parler et chercher de nouvelles forces saines dans le pays… bref, il faut parler des choses qui font manger et vivre toute la population de plus en plus appauvrie et affamée. A quoi sert de parler du 9 janvier ou du 1er mars, des referendums, quand on sait que nos hommes politiques n’y cherchent que des prétextes pour les nouvelles disputes ? Les Bosniaques, les Croates et les Serbes dans tout le pays n’ont aucun homme politique sincère et prêt à travailler pour les autres. Nos hommes politiques ne travaillent que pour eux mêmes, ils pillent ce pays systématiquement, ils compromettent le futur du pays, ils ne préparent aucune stratégie pour la sortie de la crise profonde… et dans les médias on ne parle que du danger serbe, croate ou islamiste. Nous sommes en danger à cause de l’indifférence, du je-m’en-foutisme et de l’incompétence et du caractère criminel de nos dirigeants. Ce sont des véritables sujets dont il faut parler en permanence.
    Et n’oubliez jamais une chose cruciale : ceux qui ont créé la Republika Srpska en 1995 à Dayton n’étaient pas les Serbes mais l’Occident. Devinez pourquoi ?

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  • De quoi parle-t-on ?Dodik a dit -RS est une république et la Fédération n’est pas !
    Tout est clair : seulement Kusturica a vécu une catastrophe à Venise avec Monica et Slobodanka .« La Voie Lactée » est très mauvais film !

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  • Je pense qu’on ne se comprend pas, Monsieur Petterson. Bien sûr que d’un point de vue historique, (de justice historique, plus précisément), d’un point de vue moral et d’un point de vue éthique, il ne DEVRAIT pas y avoir de séparation RS / Fédération en BiH.

    Mais le fait que ça ne devrait pas arriver ne signifie pas que ça ne VA pas arriver.

    Surtout si des Trump, Le Pen, Franz, Hofer, Siderov, et autre Aube Dorée arrivent au pouvoir dans les pays de l’UE et aux USA (où ils sont en passe d’y arriver d’ailleurs).

    Car tous ces pays sont soit islamophobes, soit pro-serbe, ce qui, vous en conviendrez, dans le cas de la Bosnie, revient à la même chose en cas de référendum de la RS.

    L’Europe a déjà retourné sa veste ; l’Histoire l’a prouvé. Je ne parle pas de l’UE, je parle de l’Euroope historique, qui a déjà vu des traités et des alliances annulés.

    Un Trump et une Le Pen au pouvoir n’hésiteraient pas une seule seconde à annuler les Accords de Dayton et à remettre sur la table la partition de la BiH, avec les conséquences favorables à la RS que l’on imagine très bien, vous comme moi...

    Alors vouloir « anticiper » le coup et négocier un maximum de terres (et une continuité entre les territoires) tant qu’on le peut, c’est toujours mieux qu’attendre de savoir à quel sauce nous serons mangés...

    • Il y a effectivement la montée d’un courant réactionnaire qui pourrait être défavorable aux Bosniaques. Mais il existe aussi un courant (moins médiatisé) qui cherche une alternative sociale et écologique et s’oppose à la fois à l’ultra-libéralisme mondialisé et aux dérives fascisantes et racistes.
      En outre, il y a de plus en plus de visiteurs qui découvrent la Bosnie-Herzégovine et y apprécient la qualité d’accueil de ses habitants. Ce n’est plus un pays quasi inconnu comme avant, y compris la région de Srebrenica, où existe un réel processus de rapprochement entre les citoyens des deux communautés. Si c’est possible dans un lieu où s’est passé le pire, cela devrait être possible partout.
      Et le Parlement européen a voté, le 14 avril 2016, une Résolution en faveur de l’adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l’Union européenne et rappelle que la « République serbe » n’a aucun droit à la sécession. Les dirigeants politiques de Bosnie-Herzégovine sont invités à poursuivre les réformes institutionnelles et socio-économiques.
      Cependant, il est indispensable de réformer les Accords de Dayton, en supprimant notamment le droit de veto des « entités », qui bloque précisément les réformes indispensables.
      Il n’est pas possible de négocier une sécession, car elle ne repose pas sur des bases éthiques, mais sur une appropriation de territoires, avec une vision d’apartheid, qui est contraire aux valeurs européennes.
      Une sécession risque d’entraîner un conflit majeur au coeur de l’Europe.

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  • Ce repli sur une « petite Bosnie » serait une grave erreur de la part des bosniaques. En effet, il y a une intégrité territoriale à faire respecter. Ces territoires convoités par les nationalistes serbes n’ont jamais fait partie de la Serbie. Ils font historiquement partie de la Bosnie-Herzégovine depuis le 13ème siècle.
    Si je mets l’accent sur la responsabilité des citoyens européens, c’est précisément pour rappeler cette évidence et contrer le discours islamophobe. Les bosniaques, malgré le nom de « Musulmans » dont ils ont été officiellement affublés entre 1967 et 1993, sont profondément laïques. C’est la propagande nationaliste serbe qui a propagé durant la guerre de 1992-1995 l’idée qu’il y avait un risque d’Etat islamique ; afin de justifier le dit « nettoyage ethnique » et génocide. Il est à craindre, effectivement, avec la montée des mouvements islamophobes en Europe et USA, que le même discours mensonger soit repris.
    Mais il y a maintenant suffisament de citoyens européens qui sont venus en Bosnie et notamment dans la région de Srebrenica, pour témoigner que les bosniaques, dans leur immense majorité, ne sont pas du tout islamistes. A Srebrenica même, une vie normale a repris entre les habitants issus des deux communautés. Pourquoi vouloir une séparation ?

    • Pour la simple et bonne raison que cette Bosnie « entière » n’est pas viable. Et l’arrivée prochaine de Trump au pouvoir ainsi que des partis nationalistes dans les pays européens soutiendront bec et ongles le pouvoir à Banja Luka dans la mise en difficulté de la gestion du pays. Il vaut parfois mieux avoir un petit chez soi qu’un grand dortoir commun où tout le monde se regarder en chiens de faience. Je connais l’histoire de la Bosnie et je connais son territoire historique. Mais quant on est aveugle au pays des borgnes - ou disons quand on est un nain parmi les géants - on ne peut pas s’imposer. Alors autant prendre ce qui est à prendre tant que c’est prenable...

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  • Les citoyens européens n’empêcheront pas une nouvelle, si elle devait se produire. Et de toute façon, si guerre il devait y avoir, l’islamophobie et l’amalgame porteraient naturellement leur préférence et leur soutien vers les Serbes, une fois de plus « défenseurs de la chrétienté » comme le disait déjà Victor Hugo. La propagande anti-bosniaque et la montée des extrémismes ne jouera jamais en faveur des Bosniaques. Déjà en 1994 j’entendais autour de moi les gens dire « on a pas besoin d’un état islamique en Europe ». Epoque où les partis d’extrême ne faisaient même pas 5%. Je vous raconte pas aujourd’hui... Non, la seule solution qui nous reste, M. Petterson, et je le dis depuis longtemps, c’est d’accepter la perte de certains territoires (comme les Hongrois l’ont fait au lendemain de l’injuste Traité du Trianon) et de demander une indépendance totale. C’est la seule survie possible.

    • Je suis du même avis pour une partition pacifique.
      Les frontières ne sont pas gravées dans le marbre.

    • Il ne faut pas rêver : Il ne pourra jamais y avoir une « partition pacifique », d’autant plus qu’une grande part du territoire de la « République Serbe » (RS) a été arrachée aux Bosniaques par la terreur et le génocide. A Dayton, les grandes puissances ont déjà commis l’erreur de donner des régions où les Bosniaques étaient largement majoritaires, comme Srebrenica, à la RS.
      Les villes de ces régions, comme Bratunac et Srebrenica, ont été après-guerre peuplées de Serbes issus des Krajinas de Croatie et d’autres, déplacés de force du quartier de Grbavica à Sarajevo (quartier donné à la Fédération selon les Accords de Dayton, en échange d’une région plus à l’ouest donnée à la RS).
      Une partie des Serbes de ce quartier sont partis volontairement avec la promesse de reçevoir une maison qui appartenait à des familles Bosniaques. Et une autre partie (plusieurs milliers) ont été contraints de partir par la force, chassés de leurs appartements par les policiers et militaires de la RS, qui ont jetés par les fenêtres tout leur mobilier et biens.
      En avril 1996, j’ai vu ces amoncellements de mobiliers cassés au pied des immeubles de Grbavica, Un spectacle effarent, qui montre que des Serbes (qui étaient prêts à revivre avec leurs anciens voisins Bosniaques, en « Fédération ») ont été victimes de leurs propres idéologues criminels.
      Il faut donc,au contraire, mettre fin à ces visées fascisantes de partition et redonner ses chances à une « République de Bosnie-Herzégovine » plurielle, citoyenne, fédéraliste et européenne, avec abolition de ces « entités » artificielles et rétrogrades.

    • « Il faut donc,au contraire, mettre fin à ces visées fascisantes de partition et redonner ses chances à une « République de Bosnie-Herzégovine » plurielle, citoyenne, fédéraliste et européenne, avec abolition de ces « entités » artificielles et rétrogrades. »

      — > ok, très bien, mais on fait comment ?

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